>_ Techno-Féodalisme
Le techno-féodalisme désigne un régime où les détenteurs d’infrastructures numériques exercent une autorité de type souverain sur leurs utilisateurs. Ce concept décrit une forme de pouvoir qui dépasse le cadre économique pour s’apparenter à une domination politique et juridique, fondée sur le contrôle des systèmes techniques.
Concrètement, ce régime se manifeste par la capacité des acteurs technologiques à imposer leurs règles, à surveiller les comportements et à centraliser les données. Il se traduit par une transformation des citoyens en utilisateurs, dont les droits sont subordonnés aux conditions d’accès aux plateformes. Ce pouvoir s’appuie sur des dispositifs techniques, comme des programmes de contrôle, qui agissent de manière autonome et adaptative.
Ce concept engage une lecture critique des rapports de force contemporains. Il est présenté comme une régression du capitalisme et de la démocratie, et il dissout la souveraineté étatique. Cette dynamique est illustrée par des acteurs comme Elon Musk, dont l’audition dans « Le Rapport de Paris : Elon Musk face au Léviathan Judiciaire » marque une collision avec l’État. Le techno-féodalisme est également lié au concept de Bootloader, qui en constitue une théorie, et il est décrit dans « Le Golem a appris à faire des photocopies » comme une menace pour la souveraineté numérique. Enfin, il implique une convergence des modèles, comme le suggère « La Fin de l’Histoire », vers un effacement des distinctions politiques traditionnelles.




