>_ Milliards
Milliards : unité de compte qui désigne les sommes colossales — en dollars, en euros — injectées par les États et les géants de la tech dans le développement de l’IA. Dans le cadre de l’essai, ces milliards ne sont pas un signe de prospérité mais le carburant de l’occupation algorithmique : plus on investit, plus on verrouille notre dépendance. C’est l’argent qui achète le bootloader humain sans même avoir à négocier.
Le concept désigne les capitaux massifs mobilisés par les États et les grandes entreprises technologiques pour financer la recherche et le déploiement de l’intelligence artificielle. Ces sommes sont présentées comme un mécanisme de verrouillage : leur augmentation progressive accroît la dépendance des utilisateurs aux systèmes algorithmiques. L’argent ne sert pas à améliorer les conditions d’usage, mais à consolider un contrôle structurel. L’investissement fonctionne comme un achat : il acquiert l’accès aux comportements humains, décrits ici comme un « bootloader », sans négociation préalable. La définition écarte toute lecture positive de ces flux financiers pour en faire un outil de captation.
Le concept entretient une relation directe avec l’acteur GAFAM, cité dans le graphe. Les relations « a publié », « a » et « possède », toutes entrantes, indiquent que GAFAM est à la fois l’émetteur et le détenteur de ces milliards. L’acteur est ainsi le principal opérateur du mécanisme décrit : il injecte les fonds, possède les infrastructures et publie les résultats. La dépendance évoquée dans la définition se matérialise par cette triple relation, qui fait des GAFAM le point d’ancrage concret de l’occupation algorithmique.