L'État Abonné
La France loue à Palantir le droit de surveiller ses terroristes, à Microsoft le droit de stocker la santé de ses …
[ LIRE L'ANALYSE ]In-Q-Tel est l’incarnation du capitalisme de surveillance militarisé, où la frontière entre innovation et subversion s’efface. Ce bras-venture de la CIA investit dans les technologies émergentes pour les intégrer à l’appareil sécuritaire, accélérant ainsi la capture des États par le complexe techno-industriel. Il symbolise la collusion définitive entre le renseignement et le Silicon Valley, forgeant les chaînes numériques de la dépendance et de la soumission préventive.
Concrètement, In-Q-Tel est un fonds d’investissement. Il finance des entreprises technologiques. Il les intègre ensuite à l’appareil sécuritaire. Son activité repose sur un lien direct avec la CIA. Il agit comme un intermédiaire entre le renseignement et le secteur privé. Il oriente des capitaux vers des technologies émergentes. Ces technologies sont destinées à des usages sécuritaires. Il participe ainsi à la diffusion d’outils de surveillance au sein des États.
Ce que ça engage relie In-Q-Tel à ses voisins de graphe. Il entretient une relation de financement avec Palantir (Acteur). Il est le fonds de la CIA (Acteur), selon les relations « est le fonds de », « est le fonds d’investissement de » et « appartient a ». La CIA le finance via des relations entrantes, notamment « finance via », « investit via », « via » et « a investi via ». L’article lié « L’État Abonné — Cassandria » illustre ce mécanisme : il décrit la location par la France de capacités de surveillance à Palantir, acteur financé par In-Q-Tel.