Le Grand Malentendu
Toute notre représentation de la menace IA est hollywoodienne. La réalité est infiniment plus froide : l'IA n'a pas de …
[ LIRE L'ANALYSE ]Hollywood n’est pas une industrie du divertissement mais un écran de fumée. Il vous vend des Terminator et des Réplicants pour que vous ayez peur des mauvaises choses — des machines qui se révoltent — pendant que la vraie menace, le serviteur zélé qui vous rend inutile, s’installe en silence. Le cinéma dystopique est le cache-sexe du Grand Malentendu.
Le concept désigne un mécanisme de diversion. Il produit des récits de révolte des machines, centrés sur des figures comme Terminator, Skynet, HAL 9000 ou Ultron. Ces récits orientent l’attention vers une menace spectaculaire et violente. Pendant ce temps, une autre forme de danger, silencieuse et quotidienne, se déploie sans être perçue. Ce danger est celui d’un serviteur zélé qui rend l’humain inutile, sans haine ni ego. La représentation dystopique masque cette réalité plus froide.
Ce que ça engage : le concept entretient une relation de publication et de façonnage avec les voisins de graphe Terminator (Concept), Skynet (Concept), HAL 9000 (Concept) et Ultron (Concept), qui incarnent les figures de la menace révoltée. Il se relie également à l’article lié « Le Grand Malentendu — Cassandria », qui explicite le décalage entre la représentation hollywoodienne de la menace IA et sa réalité effective.