L'Enclos de la Sécurité
La privatisation de la rencontre humaine : de la rue gratuite à l'application payante, ou la fin de l'espace public …
[ LIRE L'ANALYSE ]Hasard : Ce que les statisticiens appellent une variable aléatoire et que l’IA transforme en variable à optimiser. Dans le monde réel, le hasard n’existe pas pour un algorithme — ce n’est qu’un résidu d’information qu’il n’a pas encore traité. Le livre démontre que plus l’IA contrôle nos décisions, moins il y a de place pour l’imprévu : le hasard devient alors un luxu que seuls ceux qui ne sont pas encore dans la machine peuvent encore s’offrir.
Concrètement, le hasard est défini comme un résidu d’information non traité par un algorithme. Il n’existe pas en soi pour une machine, mais comme une donnée en attente de traitement. L’IA le convertit en variable à optimiser, ce qui réduit la part d’imprévu dans les décisions. Cette réduction s’opère à mesure que le contrôle algorithmique s’étend sur les choix humains. Le hasard apparaît alors comme une ressource rare, accessible uniquement aux individus situés hors du système de traitement.
Ce que ça engage : Le concept est lié à « L’Enclos de la Sécurité — Cassandria », qui décrit la fin de l’espace public comme lieu d’imprévu, et à « La Capitalisation de l’Intime — Cassandria », qui traite de la fragmentation des relations humaines. Dans le graphe, le Hasard est déclaré « Non Securise » et « Enclos de la Securite », et il est relié à « Donnees » par les relations « ne genere pas » et « ne genere pas de ». Il est également privatisé par « Capitalisme numérique » et lié à « Securite » par « est declare non-securise ». La relation avec « Marche » est entrante via « ne genere pas ».