>_ Google Drive
Google Drive est l’archétype du coffre-fort numérique où l’utilisateur, en échange d’une commodité illusoire, capitalise lui-même les données de son intimité et de son travail pour le compte d’un seigneur des données. Cette infrastructure, dépendante du silicium et d’une autorité extraterritoriale, matérialise la délégation volontaire de la souveraineté informationnelle, réduisant l’État et l’individu à de simples usagers dans un fief technologique.
Concrètement, Google Drive se présente comme un service de stockage et de partage de fichiers en ligne. L’utilisateur y dépose ses documents, ses images et d’autres contenus. Le service permet de les synchroniser entre différents appareils et d’en donner l’accès à d’autres personnes. L’infrastructure repose sur des serveurs distants, dont la localisation et la maintenance échappent au contrôle direct de l’utilisateur. L’usage du service implique la transmission et le stockage des données sur ces serveurs, administrés par une entité privée.
Ce que ça engage : Google Drive fait partie de Google Workspace For Education (Technologie) et de Google Workspace Education (Acteur), selon une relation « fait partie de » au sens sortant. Cette appartenance indique que le service de stockage constitue une composante d’un ensemble plus vaste d’outils destinés aux contextes éducatifs. La délégation de souveraineté informationnelle décrite dans la définition s’étend ainsi aux institutions et aux individus qui utilisent ces environnements, où la gestion des données personnelles et professionnelles est confiée à une infrastructure externe.