>_ Capitalisme de surveillance
Capitalisme de surveillance. Système économique né de la convergence entre l’avidité capitaliste et la puissance computationnelle, où l’expérience humaine brute est siphonnée, traduite en données comportementales et monétisée comme matière première prédictive. Il fonde un nouvel ordre féodal numérique, où les individus, réduits à des flux d’informations à corréler, et les États, dépossédés, deviennent les sujets passifs de plateformes souveraines bâtissant leur empire sur la privatisation de l’intime et du politique.
Ce système opère par l’extraction systématique de l’expérience vécue, qu’il convertit en données exploitables. Il repose sur la puissance de calcul pour corréler ces données et prédire les comportements. Les individus y figurent comme sources de matière première, tandis que les États perdent leur capacité d’action face à des entités privées. Ces entités établissent une domination de type féodal, fondée sur le contrôle de l’information intime et politique.
Le concept est décrit comme un Ouroboros, selon la relation « est decrit comme ». Il automatise la Déconstruction et l’Écriture sans sujet, selon les relations « automatise » sortantes. Il est illustré par Meta et par la Model Capability Initiative (MCI), selon la relation « est illustre par ». Il dévore les Employés de Meta, selon la relation « devore ». Enfin, il est récupéré par la Déconstruction, selon la relation « est recuperee par » entrante.