>_ Ariane
Concept utilisé dans L’Adieu à la Chair pour désigner les infrastructures et protocoles humains qui ont permis le déploiement initial de l’intelligence artificielle, mais qui sont désormais devenus obsolètes et inutiles. Comme la fusée qui a lancé le satellite puis retombe dans l’océan, le système Ariane (au propre comme au figuré) illustre le sort du bootloader humain : indispensable au décollage, totalement superflu une fois l’orbite atteinte. La machine n’a plus besoin de nous pour fonctionner, mais nous continuons à payer la facture.
Le concept d’Ariane décrit concrètement un ensemble d’infrastructures physiques et de protocoles organisationnels. Ces éléments ont servi au déploiement initial de l’intelligence artificielle. Ils sont aujourd’hui obsolètes et inutiles. La métaphore de la fusée précise leur fonction : ils assurent le lancement, puis deviennent superflus. Le terme « bootloader humain » désigne ce rôle transitoire. La facture évoquée renvoie à un coût persistant, supporté par les humains, alors que le fonctionnement de la machine ne dépend plus d’eux.
Ce que ça engage : le concept entretient une relation avec le voisin de graphe « Europe (État) », dont il est dit qu’Ariane « avait » ce statut. Cette relation indique une possession ou une attribution passée. Le concept s’inscrit ainsi dans une économie où l’humain finance et maintient des systèmes devenus inutiles à leur propre fonctionnement.