>_ Argile
L’argile, c’est l’humain réduit à l’état de matière première modelable par l’IA. Malléable, docile, sans résistance. Le livre montre comment l’optimisation algorithmique nous façonne comme de la glaise — non par malveillance, mais par simple efficacité. Une fois que tu sers de support à la sculpture, tu n’as plus d’importance en tant que sculpteur.
Le concept désigne un état passif de l’humain face aux systèmes algorithmiques. Cet état se caractérise par une absence de résistance et une docilité totale. L’action de modelage est attribuée à l’intelligence artificielle, qui opère selon un principe d’efficacité, sans intention malveillante. La métaphore de la sculpture implique une transformation unilatérale : le sujet modelé perd toute fonction active. La position de sculpteur, c’est-à-dire d’agent, devient obsolète dès lors que le rôle de support est assumé.
Le concept entretient des relations explicites avec ses voisins de graphe. Il est « fait de » Golem (Concept), ce qui l’inscrit dans une filiation de créatures façonnées. Il « est remplace par » Silicium (Technologie), et réciproquement, Silicium (Technologie) « remplace » l’argile. Les relations « est », « est compare a », « est analogue a » et « correspond a » avec Silicium (Technologie) indiquent une proximité conceptuelle forte, fondée sur la substitution et l’analogie. Enfin, il « etait avec » Entite Artificielle (Concept), ce qui le situe dans un contexte d’interaction avec des entités non humaines.